Trois soirs à Caen : Orelsan signe son retour définitif en terre normande.
La tournée démarre vraiment le 3 juin à Paris, avant de filer vers des dates estivales stratégiquement placées : Chambord le 26 juin, Nancy le 27, puis Floirac début août. Un échauffement avant le marathon d'octobre-novembre où s'enchaînent les doubles dates : Eckbolsheim, Lille, Toulouse, sans compter le triptyque caennais et l'escapade bruxelloise. Cette densité de programmation témoigne d'une demande qui ne faiblit pas. Avec ses 217 584 auditeurs mensuels sur Last.fm, Orelsan maintient une audience fidèle quatorze ans après "Changement", le titre qui l'a sorti de l'anonymat en 2008. Le rappeur d'Alençon a su traverser les polémiques ("Sale pute" en 2009) et les changements d'époque sans perdre sa pertinence. Le parcours géographique de cette tournée raconte aussi l'histoire d'un artiste devenu national. De sa Normandie natale aux grandes métropoles, Orelsan dessine une cartographie qui dépasse les clivages Paris-province. Floirac, Eckbolsheim, ces villes moyennes où il programme des doubles dates prouvent qu'il a su garder un lien avec la France des périphéries, celle qui l'a vu grandir entre ses parents institutrice et directeur de collège. Le passage par Bruxelles le 12 novembre clôt symboliquement cette séquence : Orelsan regarde désormais au-delà des frontières hexagonales, fort d'une légitimité acquise sur la durée. Plus question de se contenter du statut de "rappeur français", mais bien d'artiste francophone capable d'exporter son univers.- →3 juin — Paris décompte
- →26 juin — Chambord décompte
- →27 juin — Nancy Cedex décompte
- →1 août — Floirac décompte
- →19 octobre — Eckbolsheim décompte
- →2 novembre — Caen décompte
- →12 novembre — Bruxelles décompte